Une solution théorique

Théoriquement, il y aurait une solution pour enrayer la source de cette peur. Une solution dont l’évidence est induite de l’irréductibilité  des perceptions communes.

La source de cette peur serait enrayée si une majorité de musulmans se concertaient pour dessiner publiquement un Allah un de ces prochains 7 janvier à 11 heure 30, heure de Paris, exprimant d’un bloc leur opposition aux abominations commises au nom de l’islam. 

Le musulman paisible aurait sans doute le réflexe de se dire qu’il ne peut pas faire ça. Or, d’une part, le verbe pouvoir n’est pas le mot juste. Ce qu’il voudrait dire en fait est qu’il ne le doit pas. D’autre part, en un sens, il est vrai qu’individuellement il ne le pourrait pas, c’est collectivement qu’ils le pourraient. Car la question à se demander alors serait: qu’adviendrait-il si nous le faisions? Allah nous empêcherait tous d’entrer au paradis? Ça ne fait pas de sens. Allah est bon et saurait que nous avons agi pour le bien. Conséquemment, la question de conscience collective des musulmans n’est donc pas de savoir s’ils peuvent le faire, mais s’ils doivent le faire.

Je suis parfaitement conscient de l’utopie. Mais il y a toutes les différences du monde entre chercher une solution et en proposer une, même utopique, et ne pas en chercher. C’est la différence entre la volonté de prendre soin de notre société et la démission devant ce que est considéré à tort comme une fatalité.

Je crois bien avoir démontré qu’il est possible de réduire ces fractures dans la mesure où nous agissons collectivement et avec discernement. Dans le cas contraire, la dégradation politique et sociale qui s’est produite chez nos voisins au sud est peut-être inévitable chez-nous.

Alors, la question décisive est : le voulons-nous?

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