La Fracture Musulmane

Il ne serait plus raisonnable aujourd’hui, après l’attentat de la grande mosquée de Québec et l’émergence de la Meute, de rejeter du revers de la main les constatations du sociologue Robert Putnam, comme elles l’ont été au moment de la Commission Bouchard-Taylor. Je ne retranscrirai pas ces constatations ici. Je vous invite plutôt à lire la première page de son article Diversity and Community in the Twenty-first Century dans lequel il les expose. Je vais cependant les reformuler pour les adapter à notre Histoire.

Dans notre contexte, ce que nous devons retenir de ces conclusions est que la dégradation de la cohésion sociale engendrée par l’immigration peut être surmontée ou exacerbée selon la bonne ou mauvaise manière dont on y répond politiquement. L’attentat et l’émergence de la Meute sont des indices que la fracture s’est aggravée suite aux mauvaises décisions politiques. Pire, les gains promis pour les prochaines générations risquent de ne pas se réaliser si ces erreurs ne sont pas corrigées. Car, selon Putnam, la clé de l’intégration des immigrants, dont les gains promis dépendent, est le partage des valeurs communes. Or, de toute évidence, certains traits associés à la communauté musulmane sont incompatibles avec les valeurs démocratiques occidentales.

La perception que les non-musulmans ont de la communauté musulmane dépend à la fois de la distance qui les sépare, et de l’influence que les médias ont sur eux. Si tout ce qui les rejoint est un portrait de surface de la communauté, les valeurs qui en transparaissent, qu’elles soient irréconciliables ou non, sont associées à l’ensemble de la communauté. Alors, si nous voulons nous donner les moyens de réduire cette fracture, nous devons discerner les principaux groupes en présence sur la double base des valeurs (partagées ou incompatibles), et de leurs rôles.

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